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Plus de 70 tout-petits initiés au sport
Départ réussi pour le «micro soccer»

 Les tout-petits développent leurs habiletés avec le ballon.
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 Laurent Lux et Camille Morin-L'heureux dirigent les séances du «micro soccer». (Photo Rémy Boily) |  |
Il n'y a pas si longtemps, les petits Québécois naissaient presque avec
un bâton de hockey et une paire de patins. Ils n'avaient d'yeux que
pour Guy Lafleur ou Jean Béliveau. Aujourd'hui, ils sont de plus en
plus des adeptes du ballon rond et des fans de Beckham ou de Ronaldo.
Près de 2000 jeunes ont joué au soccer dans les ligues récréatives cet
été à Saint-Jean-sur-Richelieu. Si les uns optent pour un autre sport
cet automne, d'autres poursuivent leurs activités à l'intérieur du
Stade. À jouer douze mois par année, les jeunes ont donc l'opportunité
d'améliorer leurs techniques et leurs habiletés.
Du même souffle, pour les tout-petits qui veulent s'initier au sport,
Soccer Haut-Richelieu leur propose un nouveau programme: le «micro
soccer». Depuis le 17 septembre, quelque 73 enfants âgés de 5, 6 et 7
ans apprennent le concept du jeu collectif et développent les
mouvements de base au gymnase de l'école Félix-Gabriel-Marchand.
Deux entraîneurs ont été embauchés pour diriger ces tout-petits:
Laurent Lux, entraîneur animateur certifié par l'Association canadienne
de soccer et Camille Morin-L'Heureux, entraîneure certifiée par la
Fédération de soccer du Québec et membre de l'équipe féminine senior AA
du Celtix du Haut-Richelieu.
«Ça bouge!», lance Laurent Lux, qui oeuvre depuis deux ans comme
bénévole à Soccer Haut-Richelieu. «On veut leur donner le goût du
soccer, leur apprendre le concept d'équipe, les aider à développer leur
concentration».
L'enseignement vise en fait à développer quatre volets: physique,
technique, rapport coéquipier-adversaire et psychosocial.
Sur le plan physique, le programme permet aux enfants d'améliorer leur
motricité et leur coordination. Au chapitre technique, ils apprendront
la course avec le ballon, le changement de direction et le principe du
jeu de passe. L'enseignement touche également le rapport
coéquipier-adversaire (offensive et défensive et introduction sur le
positionnement). Enfin, sur le plan psychosocial, ils en retirent du
plaisir, de l'estime de soi et créent des amitiés.
«On veut aussi que les enfants apprennent à respecter certaines règles,
comme le coup de sifflet de l'arbitre. On attend que l'enfant soit âgé
de 8 ans avant d'imposer les règlements», ajoute M. Lux.
Où sont les filles?
Visiblement, le soccer attire davantage les petits garçons à cette
première saison. Le groupe des 7 ans compte 25 garçons et sept filles,
alors que chez les 6 ans, 17 des 18 participants sont des garçons. Du
côté des 5 ans, seulement trois filles font partie du groupe des 23
participants.
Les séances ont lieu les samedis en matinée. Chaque groupe occupe le
gymnase durant 55 minutes. La session s'échelonne sur une période de
quatorze semaines, soit jusqu'à la mi-décembre. Pour le groupe des 7
ans, la session se terminera par un match avec arbitre sur la surface
synthétique du Stade.
Si le «micro soccer» vise à initier les jeunes au sport, il comporte
aussi un autre volet, celui de recruter des entraîneurs. Déjà,
mentionne M. Lux, des parents assistent les deux entraîneurs pour
diriger les séances.
La directrice générale de Soccer Haut-Richelieu, Louise McCaffrey, note
d'ailleurs qu'à partir du 1er octobre, de quatre à six parents seront
invités à se joindre aux deux entraîneurs. «L'objectif, c'est de donner
une formation aux entraîneurs. Avec le nombre de jeunes qui jouent au
soccer, nous avons besoin d'une relève».
Considérant le succès de cette première saison, Mme McCaffrey affirme
qu'il y aura une autre session de «micro soccer» à partir de janvier
2006.
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